Ruavista in english

Ruavista em português

CONTACT

marc@ruavista.com

A LA UNE

Expositions
Jonathan Peress
Tirana

Revue
Paulinho, l'art de l'enseigne peinte

Forum photo
Commerce de rue à Yaoundé par Jean-Jacques Ewong

Site du mois
Sensacional!
de diseño mexicano

AUTRES EXPOSITIONS

Jonathan Peress
Tirana

Jonathan Peress
Ulan Bator

Daniel Nguyen
Reflets Urbains

Christine Burdin
Clamor i Murmuri

Raul Manrupe
Cruel en el cartel, court-métrage

Hillary Goidell archiCORPS

Greta Torossian
Visions Réelles

Eugène Atget, photographe de la rue parisienne

Page d'accueil > Expositions >> Clamor i Murmuri par Christine Burdin >>>

CLAMOR I MURMURI

Présentation

 

Depuis le milieu du XIXème siècle, l'abattement de ses murailles et l'aménagement de cet espace urbain baptisé «Eixample» («Extension»), Barcelone n'a cessé de se développer à une vitesse spectaculaire.Chaque période d'extension a été l'occasion de modifier en profondeur le visage de la ville.

Quelle meilleure manière de bien connaître une ville que d'y venir chaque année flâner pour mieux l'observer et en scruter les changements dont on n'a, généralement, pas le temps de se rendre compte lorsqu'on y habite et qu'on y travaille.

A chaque visite de Barcelone, avant et après les jeux Olympiques de 1992, on ne peut que faire le constat des progrès de cette politique de construction et d'aménagements, propres à améliorer le mode de vie de ses habitants... et de ses visiteurs!
Ainsi pas de risque de créer l'accoutumance! Pas de risque non plus, semble-t-il, malgré ce désir évident de moderniser et d'internationaliser la ville, de l'aseptiser et d'en aseptiser le regard qu'on porte sur elle.

Aménagements urbains et extensions, disais-je, qui repousse d'année en année les quartiers de périphérie, les démolissant, les reconstruisant et les incorporant, finalement, à la ville elle-même.

Repoussant ainsi de plus en plus loin les murs "inutiles"...

Murs couverts de graffitis (graphes et tags).

Lorsqu'on interrogeait Gaudi à propos de l'utilité de la décoration des flèches de la Sagrada Familia, surabondante mais invisible du sol, il répliquait : "Les anges verront"!

Les murs des périphéries de Barcelone sont, semble-t-il, peints par des anges pour des anges... Éphémères, tagués et re-tagués, peints et détruits.
Ils ne sont pas destinés à la postérité. Ils sont simplement le reflet de la vie quotidienne et du parler du peuple.
Comme ceux de Pompéi, porteurs d'inscriptions politiques...
Mode d'expression totalement authentique et dépourvue de mercantilisme... : de l'Art.

Mes photos, au nombre de 374 aujourd'hui, s'échelonnent de 1999 à 2002.
Et je retrouve de 6 mois en 6 mois "mes" grapheurs, de plus en plus loin, souvent associés à de nouveaux taggers. Ou disparus provisoirement pour renaître peut-être ailleurs.

Lorsque je redimensionne mes photos, lorsque j'en rétablis les perspectives n'ayant pas toujours le recul nécessaire pour les prendre, lorsque j'en reconstitue parfois quelques détails occultés par des éléments parasites (comme des véhicules en stationnement, par exemple), lorsqu'au contraire je montre leur environnement proche parce que je considère qu'ils en sont parties intégrales, j'ai un peu le vague sentiment de trahir une sorte de vérité : un mur taggé est composé d'"illustrations" figuratives et des tags et signatures diverses qui sont l'oeuvre collective, je crois, d'un groupe de créateurs et non l'oeuvre d'un "peintre" isolé...

Mais mettons que je sois la re-créatrice, celle qui ajoute mon regard et mon travail d'imagerie numérique à la création des autres pour en faire ma création.
Nous avons choisi de n'exposer ici que les "portraits". Mais il est des scènes entières, très "composées" et grandioses dans leurs qualités graphiques et picturales qui mériteraient d'être montrées.
Et des tags. Magnifiques. Couleurs, trompe-l'oeil, intégration aux graphes...
Il ne manque que la musique. Hip hop, naturellement.

Christine Burdin



REMONTER


Copyright 2002 Jonathan Peress

NouveautésPressePlan du siteQui et pourquoi