Le
décor de la rue en 1900 était à la fois plus homogène
et plus chargé qu'il ne l'est aujourd'hui.
La profusion des enseignes et des messages publicitaires est la conséquence
de la faible mobilisation des pouvoirs publics pour réglementer
le paysage urbain.
L'homogénéité du graphisme de rue de l'époque
s'explique par le fait que les enseignes et les messages publicitaires
n'étaient pas encore fabriqués industriellement. Par conséquent,
les petits commerçants, par souci d'économie, optaient souvent
pour le modèle de typographie standard que leur proposaient les
peintres en lettres. Par ailleurs, il n'existait pas, à l'époque,
de matériaux comme le plastique permettant une grande variété
de formes et de couleurs.
Enseignes
à typographie standard
Cette
typographie, à la mode dès le Second Empire, comme l'atteste
cette photographie de Charles Marville datant de 1865, a disparu après
la première guerre mondiale.
Enseignes
de commerces de boissons et d'aliments
Les commerces de vins
et liqueurs
Très
nombreux à l'époque, ces commerces étaient identifiés
par des enseignes peintes sur un fond ocre. En effet, les peintres en
lettres s'efforçaient de respecter un code de couleur (fond et
lettres) pour faciliter la distinction de chaque type de commerce: fond
ocre pour les commerces de vins, fond bleu pour les commerces d'alimentation
par exemple.
Les commerces d'aliments
"A. Charpentier
- Marée Primeurs illisible" Près des Halles,
Ier. Remarquer sur l'aggrandissement un globe terrestre peint surmonté
de l'inscription "Commission". Sans doute un prix gagné
dans une foire ou une exposition internationale.
Enseignes
de services
Enseignes mystérieuses
Malgré
tous mes efforts, je n'ai pas réussi à identifier ces enseignes.